" Ostirale arratsa usaian bezala pasatu zen. Zazpi orenetan Lekunberriko ostatuaren aitzinean gelditu, zigarreten erosteko estakuruarekin.
- Kartutxa bat, mertzi.
Aste egunez ez baitute aizinarik laborari horiek ostatura joaiteko. Partitzeko mementoan, usaian bezala funtsea, hobe litzateke zangoa haustea ostatu horietan sartzeko orde, Piarre Idioinekoa."

 

Antton Luku (1959) est connu pour son activité très conséquente dans le monde du théâtre, d’abord comme comédien, puis comme auteur et metteur en scène de nombreuses pièces.
En tant qu’enseignant au lycée de Garazi (Saint-Jean PIed de Port), il a su susciter l’amour du théâtre et développer la pratique théâtrale parmi les jeunes, et a largement contribué à raviver l’uage du « Libertimendua » et autres théatres populaires dans cette partie de la Basse-Navarre.
Antton Luku s’est adonné à d’autres formes d’écriture, et a publié en 1998, aux éditions Maiatz, un recueil de nouvelles, demeuré une œuvre de fiction isolée parmi ses autres publications.
Le recueil s’intitule « Botoiletan » (dans des bouteilles). L’auteur explique ce titre dans l’avant-propos : lorsque les eaux des rivières se retirent, parmi les dépôts laissés sur la grève restent des bouteilles, renfermant des textes, comme autant d’histoires jetées au hasard du cours d’eau dans l’espoir d’être trouvées/lues.
D’ailleurs, les  récits se situent aux alentours de la Nive (on y évoque Bazkazane, Lekunberri, Baigorri, Garazi), et ils nous racontent quelque chose de ces villages, de leurs habitants, leur langage, les drames ou les évènements bizarres qui s’y produisent.

 

  • Voir le texte en français

    Xinaurri-jalea, Botoiletan liburuaren 2. ipuina (zati bat)

    "Ostirale arratsa usaian bezala pasatu zen. Zazpi orenetan Lekunberriko ostatuaren aitzinean gelditu, zigarreten erosteko estakuruarekin.
    - Kartutxa bat, mertzi.
    Aste egunez ez baitute aizinarik laborari horiek ostatura joaiteko. Partitzeko mementoan, usaian bezala funtsea, hobe litzateke zangoa haustea ostatu horietan sartzeko orde, Piarre Idioinekoa.
    - Bi Ricard.
    Ta gero zazpiak et’erditan, Manez hargina bere bi langile tranpa horiekin, eta brazeroa. Zortzietan ixtudiant txar horiek beren solas pittulinekin. Horiek sakatzen zuten gogotik. Gero, ez ziren alferrak trago baten pagatzeko, ez zen erran behar.
    Behar ere artzainak ez ziren jin gaur.
    Zapartingarriak ziren bainan lanik ez baitzuten azaro honetan ez zuten erretirarik."

  • Euskarazko testua ikusi

    Le tamanoir, 2. nouvelle du recueil "Botoiletan" (extrait).

    "Le vendredi soir se passa comme d’habitude. A sept heures il s’arrêta devant le restaurant  de Lekunberri, sous pretexte d’acheter des cigarettes.
    - Une cartouche, merci.
    Puisque bien sûr ces agriculteurs n’ont pas le temps d’aller au restaurant en semaine. Au moment de partir, comme d’habitude d’ailleurs, -mieux vaut se casser une jambe que d’entrer dans un de ces restaurants- voilà Piarre de Idioinea.
    - Deux Ricard.
    Et à sept heures et demie, Manez le maçon avec ses deux diables d'ouvriers. A huit heures les petits étudiants avec leurs discussions niaises. Ceux-là s’en donnaient à cœur joie. Après, il ne rechignaient pas à payer un coup, on ne peut pas dire.
    Heureusement les bergers n’étaient pas venus ce soir-là.
    Ils étaient tordants, mais comme il n’avaient pas de travail en ce mois de novembre, ils n’en finissaient pas."

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