« - Encores moins, » respondit Pantagruel.

Adoncques dist Panurge : « Jona andie, guaussa goussyetan behar da erremedio beharde versela ysser lan da. Anbates, oytoyes nausu eyn essassu gourr ay proposian ordine den. Non yssena bayta fascheria egabe genherassy badia sadassu noura assia. Aran hondovan gualde eydassu nay dassuna. Estou oussyc eguinan soury hin er darstura eguy harm. Genicoa plasar vadu. »

« - Estez vous là, respondit Eudemon, Genicoa ? »

 

En 1532, François Rabelais (1483 ou 1494-1553) publie Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand géant Gargantua sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier. Il s’agit sous forme de farce burlesque d’une ode au savoir.

En 1542, il publie le même texte, mis à jour, sous le titre Pantagruel, roy des Dipsodes, restitué à son naturel, avec des faictz et prouesses espoventables, composez par feu M. Alcofribas, abstracteur de quinte essence. Quelques passages du texte d’origine sont modifiés et le chapitre 9, consacré à la rencontre entre Pantagruel et Panurge est amendé. Dans la litanie des langues du monde dans laquelle Panurge s’exprime ont été ajoutées une partie en anglais et une partie en basque.

Le texte, archaïque, écrit phonétiquement et truffé d’erreurs sûrement dues aux copistes, est difficilement compréhensible. Sa signification réelle est soumise à débat.

Extrait en basque de Pantagruel, roy des Dipsodes, restitué à son naturel, avec des faictz et prouesses espoventables, composez par feu M. Alcofribas, abstracteur de quinte essence, 1542

Interprétation possible en français actuel   Gaurko euskaraz izan daitekeen interpretazio bat

Pantagruel, roy des Dipsodes, restitué à son naturel, avec des faictz et prouesses espoventables

 

Pantagruel, Dispodesen errege, molde naturalean kontatua, gertakari eta balentria izugarriekin

« - Encore moins, » répondit Pantagruel.

 

“Oraindik guttiago” erantzun zuen Pantagruel-ek.

Donc Panurge dit : « Mon grand monsieur, à toute chose, il faut un remède. Être comme il faut, c’est beaucoup de travail. Ainsi donc, je vous prie de me dire quel est l’ordre de nos propos, ce sera alors sans fâcherie que vous m’avez fait venir à ma substance(?). Ensuite, vous pourrez me demander ce que vous voudrez, cette dépense ne nuira pas à votre peuple, si Dieu le veut. »   Orduan Panurge-ek erran zuen: “Jaun handia, gauza guzietan behar da erremedio: behar den bezala izan, lan da. Hainbatez, otoitzetan natzaizu, erran ezazu gure proposaren ordena zer den. Non izanen baita haserrealdirik gabe jinarazi badiezadazu nire hazia(?). Horren ondotik, galde iezadazu nahi duzuna. Ez du hutsik eginen zuri jendeen kostura egin hark. Jainkoak plazer badu.”
« - Êtes-vous là, répondit Eudemon, Dieu-le-veut ? »   “- Zu al zara, erantzun zuen Eudemon-ek, Jainkoak?”

 

“Lagona edatera” [Ami, allons boire], autre passage en basque utilisé par Rabelais dans La Vie très horrificque du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas, abstracteur de quinte essence. Livre plein de pantagruélisme, 1542.

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