Contes et légendes basques

Contes et légendes basques

Le tailleur du roi

Histoire extraite du livre Zenbait ichtorio chahar artho churitzetako [Quelques vieilles histoires pour le dépouillement du maïs] de 1909.

Auteur anonyme.

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    Erregeren taillurra.

    Errege batek bazuen taillur bat hauta; taillurrak aldiz muthil-nausi bat abila paregabea. Manuel zuen izena muthilak.

    Deithurik goiz batez bere taillurra, eman ziozkan erregek arropa-gei batzu balio handikoak, zeta eta balus finenetik urhe galonekin, lehen phesta-buruko egin zitzan arropak gortheko printzentzat. Phesta zen hurbildua; ordukotz azken egunak.

    Erregek bertzen gaitz bera; azken egunaren beha egon lanen manatzeko, eta gero gauzak manatu orduko prest eskurat nahi.

    Sastre gaizoek ari behar phesta aintzinean burutziarik ezin eginez, gaüak egun eta igandeak astelegun ! Batzuetan hitzeman ondoan, yaten zuen hitza, bainan errege bati nola mentura yaterat. Lanari lothu zen beraz berehala bere langile guziekin. Bertzalde beldurrez eta eman ziozkaten zeta-oihal eta galonetarik errebela zadien, edo langilek ebats, eta segur izaiteko ez zirela bertze deus lani lothuko harena egin arte, lantegian zain ezarri zuen erregek bere eskutaria, manatuz ez zezan zangorik aldara handik nehorat.

    Aratsaldean eskutariak bere ikhustatea egin nahi izan zioten taillurrari eta langileri. Ekhar-arazi zuen mazapan bat pinta arno zahar zenbeitekin. Nola memento hartan Manuel ichtant batenzat athera baitzen, hobeko zutela, zuen erran eskutariak, hura yin arte igurikitzea.

    « Ba, ez du balio batere beha egoitea, zuen ihardetsi taillurrak, mazapan, bichkotcha eta sukrestatu horietarik ez zaio on ene muthilari, eta arnorik ez du sekulan yastatzen ». Gezurra zion gero zirtzilak; bekhaizgoaz ari zen beretako ukhaitea-gatik haren phartea.

    Aldeko lagunak khondatu zion Manueli ahapetik taillurraren errana, sarthu zenean kampotik. Ichil ichila egon zen Manuel, alegia deus ez, asmatzen zer gisaz mendeka. Taillurra athera baitzen ichtant bat, yuan zitzaion eskutariari eta erran. « Nahi dut yakin dezazun gauza bat; nausia burutik nahasten zauku batzuetan, eta noiztenka, ilhargi khanbioetan bereziki, hartzen ditu izigarriko erho bultak. Nehork ezin atchikia da orduan, zanpatuz yoz eta estekatuz baizik. Guardia emazu ; bulta duenean ez du nehor ezagutzen, denak garbitu nahi ditu. Halako batek hartzen balin badu, chahu zira; ezen arrotzer mendekatzen da gehienik orduan ».

    « Lazten nuzu, dio eskutariak; ageri du bederen noiz abiatzen zaion bere erho bulta? Banaki, ordu deno estekaraz nezake eta nehori minik egiteko hirriskutik beïra ».

    « Ba, ikhusiaren bortchaz ohartuak gira ba, dio muthilak, nola lotzen zaizkon. Bi aldetarat, eskun eta ezker lurrari behaka hasten da lehenik; bere zangoz lurrari yoka; chutitzen da azkenean eta bere ttottoa aurdikitzen lurrerat. Orduan du bulta. Ihesari emazu, edo bertzenez erran duzun bezala ontsa amarraturik ezar ».

    Bere tokiratekoan, nehor ohartu gabe hartzen ditu abilki eta gordetzen taillurraren haichturrak.

    Taillurra heldu da kanpotik, eta deusetaz dudatu gabe yartzen bere ttottoan. Oihal zerbeiten phikatzeko behartzen zaizko haichturrak; bere aldean bilhatzen ditu ; chutitzen da, lurrerat beha pharatzen, zangoz lurra yoiten pazientzia eskastuz, yuramentuka hasten eta firrindan botatzen bere ttottoa.

    Eskutariak oihuka ekhar-arazten du erregeren guardia; ontsa estekaturik gizon gaizoa, eman-arazten dio korrei aldi bat ona.

    Libratu zutenean, galdegin zuen zertako bada erabili zuten gisa hortan hoin gaizki. Jakinik zer zen kausa, badoako muthilari dioela: « Errak, to, noizez geroz naiz ni erhotua ». — « Eta eni, noizez geroz ez zaizkit on, mazapana eta arnoa ».
    Bethi, ontsa irri egin zuten taillur gizagaizoaren gostuz.

  • Euskarazko testua ikusi

    Comment un pauvre entra un jour au ciel.

    Un pauvre mourut. Il ne possédait rien ; personne ne le connaissait. Ni aux cieux, ni en enfer, ils n’avaient eu vent de sa mort. Comment et pourquoi je ne le sais, et même si cela reste incroyable, il est vrai que pour lui, à l’heure de sa mort, il n’y avait ni ange ni démon pour réclamer son âme.

    Faute de guide, il démarre seul, tremblant de peur.

    Il se dit, avec raison, qu’il ferait mieux de suivre le chemin du ciel plutôt que celui de l’enfer. Oui, mais sans connaitre la route le rebelle prend peur… Et voilà qu’il remarque l’archange Michel allant en direction du paradis accompagnant une âme juste. En silence, le pauvre homme le suit de loin et en se pressant tout doucement, il arrive presque en même temps que lui à la porte du ciel.

    Saint Pierre ouvre la porte en grand à l’archange et à son compagnon, et les laissent entrer. Il voit notre homme suivre leur pas et lui dit : « Va-t-en, va-t-en de là, pour entrer ici, il faut un guide, et d’autre part, nous n’acceptons pas de pauvres ici ».

    « Pauvre et inutile toi-même. Tu es bien beau de parler ainsi, quand tu sais que tu as renié ton Maître trois fois. Toi-même tu n’es là que de justesse et tu veux garder les autres dehors ! C’est beau, pour un apôtre ! Je ne peux comprendre comment Dieu t’a fais portier du ciel ».

    Depuis qu’il avait commencé à son poste, Saint Pierre n’avait entendu de propos aussi violent. Il s’en va, et croisant l’apôtre Thomas, il lui raconte au mieux ce qu’il lui est arrivé. « Laisse-moi, lui répond celui-ci, et je t’assure que je vais vide lui faire vider les lieux ». Il y va et gronde fortement notre homme, qu’il a du toupet de vouloir entrer ainsi au ciel. Qu’il n’y rentre que des martyrs et des saints.

    « Et toi, qu’est-ce qui t’a amené, lui dit l’autre. Tu as oublié sans doute ton manque de foi, même après que tout le monde te l’ai di, tu n’as pas voulu croire que le Maître était ressuscité, jusqu’à mettre le doigt sur ses blessures. Moi, au moins, j’ai toujours cru, comme un bon chrétien ».

    Avec ce souvenir douloureux, Thomas se tait, et la tête basse, sans vantardise, il retourne auprès de Pierre.

    Justement, Saint Paul passait par là. Il écoute leurs plaintes et se moque d’eux. « Vous ne savez pas parler, leur dit-il ; laissez le moi et je vous promets que je le ferais fuir allégrement, et qu’il vous laissera la paix une fois pour toute ».

    Il y va avec une mine violente et le prenant par le bras, lui ordonne de partir de là.

    L’autre, par contre : « Tu ne me fais pas peur  avec ta manière de commander. Je sais comment longtemps, sur la terre, tu faisais tuer tous les chrétiens que tu trouvais, que tu te vantais que tu les tuerais jusqu’au dernier ; Dieu a du finalement utiliser le plus grand miracle qu’il a pu pour te convertir. Et il se dit que depuis tu ne peux pas t’entendre avec Saint Pierre. Tant que c’était le maître, tu devais lui obéir pourtant. Bien que je ne soit pas de la famille de Saint Etienne et des autres que tu as fait tuer, je te connais bien ».

    Paul reçoit ces propos comme des coups de pied et il retourne, honteux, avouer à ses deux compères qu’il a échoué lui aussi, que rien ni personne ne peut faire peur à notre homme.

    Les trois vont voir Dieu ensemble pour lui raconter leur problème. Pierre est l’apôtre principal ; c’est lui qui parle au nom des trois. Il dit même qu’il serait honteux de redevenir portier du ciel après ce qui lui est arrivé, s’il pense que l’homme pourrait encore être là.

    « Je vais donc voir moi-même, dit Dieu ».

    Ils vont tous à la porte du ciel. Notre homme attend là-bas.

    Dieu lui demande comment il a pu arriver là sans personne pour le guider ; s’il n’a pas peur de rester là après avoir parlé aux apôtres comme il leur a parlé.

    « Ils voulait m’expulser, seigneur, et je pense que j’ai autant le droit qu’eux d’être là. Du moins moi, je ne bous ai jamais renié, j’ai toujours cru tout ce que vous aviez dit, et je n’ai, par haine de vous, ni emprisonné ni lapidé personne. Je sais qu’on ne peut entrer aux cieux sans être jugé : Jugez-moi, Seigneur. Vous m’aviez fais pauvre sur la terre ; j’ai fais ma vie jusqu’à aujourd’hui sans ménager ma peine et ma volonté, on m’a dit qu’il fallait croire en votre évangile. J’ai toujours accompli ce qui m’était demandé selon votre volonté. J’ai toujours vécu dans le bien ; je ne me sens coupable de rien.

    Quand quelqu’un dans le besoin venait chez moi, je lui donnais, de bon cœur, un toit, un coin pour se réchauffer près du feu et je partageais avec lui le bout de pain que j’avais à manger. Vous savez, Seigneur, si chacun de ces mots est vrai. Dès que je fus malade j’ai envoyé cherché un prêtre. C’est avec l’aide de toute l’église que je suis sorti du monde. Notre curé disait toujours que ceux qui vivaient ainsi et mourrait avaient le ciel d’assuré ; vous me le devez donc, Seigneur. D’autre part, depuis que vous m’avez fait rentrer pour répondre à vos questions, me voici ici. Vous avez dit vous-même ces mots dans l’évangile – « si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ». Et je sais seigneur, que vous ne renierez pas vos propos ».

    « Tu as gagné ton procès, dit Dieu, tu sais parler, habile avocat. Puisque tu es ici, restes-y ».

Folklore basque, par Elissalde

Dans le manuscrit Saltsa-maltsa d’Elizalde, le chapitre 24, apparemment jamais publié, regroupe 65 anecdotes liées au folklore basque : des pratiques, des croyances ou des usages, encore pratiqués dans les années 1940 ou déjà oubliés…

Voir l'article "Ascain - Saltsa-Maltsa": http://www.bilketa.eus/fr/collections/notre-selection/1485-ascain-saltsa-maltsa

Voir le document numérisé: http://gordailu.bilketa.eus/zoom.php?q=id:541866

  • Akilimarro haurren lotsatzeko asmatua den basa-gizon itsusi bat da, menturaz frantsesz “loup-garou” hura. Khuso erraiten omen diote Chuberon, eta Zikilimarro Bachenabarren. “Bar bar bau, Jantzak haur hau!”
  • Akilimarro est un affreux homme sauvage inventé pour effrayer les enfants, peut-être le « loup-garou » français. On l’appelle Khuso en Soule, et Zikilimarro en Basse-Navarre. « Bar bar bau, mange cet enfant ! »

  • Kanibeta ahoz gora gelditzen bada mahainean, norbeit etorriko da etcherat…, kanibeta atheaz puntaz badago bederen…
  • Si le couteau reste lame vers le haut à table, quelqu’un viendra à la maison…, si le couteau pointe vers la porte tout du moins.

  • Norbeitek jauntzi berri bat ezartzen duenean, zimiko bat besoan egiten zaio, hau erranez : “Zimiko berri!”…
  • Quand quelqu’un revêt un vêtement neuf, on lui pince le bras, en disant : « Zimiko berri ! »…

  • Mandatu baten ez ahanzteko, ohi da korapilo baten bere mokanesean egitea…
  • Pour ne pas oublier une commission, il est d’usage de faire un nœud à son mouchoir…

  • Urean ez da ilerik ezarri behar, suge bilhakatzen direlako erran zaharra baita…
  • Il ne faut pas mettre de cheveux dans l’eau, parce qu'un dicton dit qu’ils deviennent serpents…

  • Kartak elizarat erematea bekatu da, ezen kartak debruaren liburuak dire…
  • C’est pécher que d’apporter des cartes à l’église, car les cartes sont les livres du diable…

  • Sorgin bat ikustean, gure chaharrek erhi pototsa bi erhien artean sartzen zuten, gurutzea hola eginez, eta erraiten : “Aparta, Satan, pues, pues !”. Badire “aparta, sorgina, pues” erraiten dutenak oraino…
  • En voyant une sorcière, nos vieux rentraient leur pouce entre deux doigts, formant ainsi une croix, et disaient : « Aparta, Satan, pues, pues ! ». Il y en a qui disent encore « Aparta, sorgina, pues ».

  • Oilarra kantaz hasten bada gauaz, gaichtaginak etchetik hurbil badire. Bertze batzuen arabera, sorginak hurbil direlako froga da, eta berehala baratzean su burdin bat trebeska ezartzen dute, gurutze horrek sorginak urrunt detzan, non-eta ez duten ahurtara bat gatzekin lehioan gurutze bat egiten…
  • Si le coq commence à chanter la nuit, c'estqu'il y a des malfaiteurs près de la maison. Selon d’autres, c’est la preuve de la proximité de sorcières, et immédiatement ils placent un chenêt de fer en travers du jardin, pour que cette croix éloigne les sorcières, voire même ils font une croix à la fenêtre avec une poignée de sel…

  • Kanderailu bero, negua gero: Kanderailu hotz, negua iraganik botz…
  • Chandeleur chaude, l’hiver après : Chandeleur froide, joie d’avoir passé l’hiver…

  • Konkor bati bere konkorra hunkitzen bazaio ohartarazi gabe, zerbait on gertatzen da laster…
  • Si l’on touche la bosse d’un bossu sans qu’il le remarque, quelque chose de bien surviendra bientôt…

  • Lehen aldikotz primaderan kukua kantuz aditzen duenak urthe aberatsa ukhanen du, dirurik zarpan balinbadu kuku hori aditzean…
  • Celui qui entend le coucou pour la première fois du printemps aura une année riche, s’il a de l’argent dans la poche en entendant ce coucou…

  • Urtzintz zegin zuenari “Dominustecum” [Jainkoa zurekin] erraiten zioten lehen: orai, paganotuz baigoazi, “Ehun urthez” erraten zaio…
  • À celui qui éternue, on disait autrefois « Dominus tecum » [Que Dieu soit avec toi] : maintenant, comme nous nous paganisons, nous lui disons « Ehun urtez » [Que cela dure cent ans].

  • Eskuineko beharria kilika denean, norbeit zure alde mintzo da nunbait: ezkerreko beharria denean kilika, norbait nunbeit zure kontra mintzo da. Hola mintzo denarentzat, huna zer erraiten duten hainitzek: “Mintzo denak mihia ausikiko ahal dik!”…
  • Quand l’oreille droite chatouille, quelqu’un parle de toi en bien quelque part : quand l’oreille gauche démange, quelqu’un, quelque part, parle contre toi. À celui qui parle ainsi, voila ce que disent beaucoup : « Que celui qui parle se morde la langue ! »…

  • Bi elheketari batean hitz bera erraiten badute, Purgatoriotik arima bat atheratzen da…
  • Si deux causeurs disent le même mot en même temps, une âme sort du purgatoire…

  • Gaztain gordinak janez, zorriak egiten dira sabelean…
  • Manger des châtaignes crues provoque des poux dans le ventre…

  • Nechkatcho gazte baten chichtuz ari denean, Ama Birjina nigarrez ari da…
  • Quand une jeune fille siffle, la vierge Marie pleure…

  • Haurra sehaskan lo dagolarik irriz ari bada, aingeruekin elheketa dagoela erraiten da…
  • Si l’enfant qui dort au berceau sourit, on dit qu’il parle avec les anges…

  • Haur batek hortz bat edo bertze dilindan duelarik, saguarekin jokoan arizan da eta saguak irabazi…
  • Quand un enfant a une dent ou autre en suspens, il a joué avec la souris et la souris a gagné…

  • Ez bada ohoina, gathua ez da sagu ihiztari ona izaiten ahal…
  • S’il n’est pas voleur, le chat ne peut être un bon chasseur de souris…

  • Gathu bat, oilo bat, oilasko bat etcherat ekhartzen direnean, lakhet dezaten behar zaizko baratzari hirur itzuli eginarazi… (gathua bederen zakuan sartu eta)
  • Lorsqu'on apporte à la maison un chat, une poule ou un poulet, il faut leur faire faire trois fois le tour du jardin pour qu’ils s’y plaisent… (Pour le chat au moins, après l’avoir mis dans un sac)

  • Etchean norbeit hiltzerat doalarik, zakhurra hasten da marrumaka. “Urrurika” erraiten dute Gerezietan…
  • Quand quelqu’un de la maison est sur le point de mourir, le chien commence à mugir. On dit urrurika à Gréciette.

  • Sagarako bi ezkila andanen artean orenek jotzen badute, zortzian norbeit hilen da herrian, diote Gerezietan: sagara eta orenak batean badire, Azkainen…
  • Si l’heure sonne entre les deux volées de cloche de la consécration, quelqu’un mourra au village dans les huit jours, dit-on à Gréciette ; si la consécration et l’heure sonnent ensemble, dit-on à Ascain…

  • Goizeko hortzadarra, arratseko ithurri: arratsaldekoa, biharamun goizeko iguzki churi…
  • Arc-en-ciel du matin, pluie du soir ; arc-en-ciel de l’après-midi, soleil éclatant le lendemain matin…

  • Phika goizean karrankaz aditzen duenak ezkerretik berri tchar bat laster ukhanen du…
  • Celui qui entend la pie croasser le matin à sa gauche aura bientôt une mauvaise nouvelle…

  • Galdu duzuna atcheman nahi baduzu, egiozu othoitz San Antoniori. (Azkaindarrek lehen atchematen zituztenak, berehala, San Antonioren elizako itchuraren aintzinean pausatzen zituzten!)…
  • Si tu veux retrouver ce que tu as perdu, prie Saint Antoine. (Avant, les azkaindars posaient immédiatement ce qu’il trouvaient devant une image de l’église de Saint Antoine !)…

  • Oilasko bulhar-hezurra bi neska-muthilek hausten dutenean, zathirik handiena ateliko duena ezkonduko da lehenik…
  • Quand un garçon et une fille cassent un os de poitrine de poulet, celui qui sort le plus gros morceau se mariera en premier.

  • Gathuak oliaskoa zor, da errana: beraz gathurik ez da saltzen, bainan trukatzen…
  • Le chat vaut un poulet, dit le dicton ; c’est pourquoi on ne vend pas de chat, mais on les troque.

  • Gathua muthurraren garbitzen ari denean, euria laster ethorriko delako seinalea da…
  • Quand le chat se lave le museau, c’est signe que la pluie ne va pas tarder…

  • Apoa kantari, beroari seinalea…
  • Crapaud qui chante, signe que la chaleur arrive…

  • Bele bele madarika, phika phika benedika, erraiten zuten gure chaharrek. (Nafarroan phikak Purgatoriokoak eta beleak ifernukoak direla erraiten omen dute)…
  • Corbeau, corbeau, sois maudit, Pie, pie, sois bénie, disaient nos vieux (En Navarre on dit que les pies sont du purgatoire et les corbeaux de l’enfer)…

  • Beltchorra, gezurra erraiten duenari ethortzen zaio…
  • L’orgelet vient à celui qui ment…

  • San Medar eta San Barnabe hiru egun artzen dire kolpeka, Medarrek euria nahi, Barnabek dembora ederra. Hirugarren egunean den aroa egiten du gero, berrogoi egunez…
  • Saint Médard et Saint Barnabé se battent pendant trois jours, Médard veut la pluie, Barnabé le beau temps. Le temps qu’il fera le troisième jour durera quarante jours…

  • Astokarloak landa batean nausitu nahi badire, gathu bat bizirik ehortzi behar da landaren erdian…
  • Si l’on veut vaincre les chardons dans un champ, il faut enterrer un chat vivant au milieu du champ…

  • Ainharak ohantzea etche batean egiten duenean, bakea ekhartzen du harat eta ohantzea ez da niholaz desegin behar…
  • Quand une hirondelle fait son nid dans une maison, elle y apporte la paix et il ne faut en aucun cas défaire le nid…

  • Ainhara lur arrasean dabilalarik, hurbil da euria…
  • Quand l’hirondelle vole au ras du sol, la pluie n’est pas loin…

  • Kanderailuz heiako lau chokoetan hirur chirio chorta ichurtzen zituzten gure aintzinekoaek. Bordan ardi bati ile pichka bat erretzen zaio…
  • À la chandeleur, nos prédécesseurs versaient trois gouttes de cierges aux quatre coins de l’étable. Dans les bordes, on brûle un peu de la laine d'une brebis…

  • Salomonek meza demboran bere chakhurra kampoan aditurik, atheratu zen elizatik eta chakurrari jarraiki. Jesu-Krichtoren gaztiguz, munduaren akhabantzaraino ihizin ibili beharko dute eta hemen gaindi ere iragaiten dire noiz-nahi…
  • Salomon, entendant son chien au dehors pendant la messe, sortit de l’église et suivit son chien. Par punition de Jésus-Christ, ils devront continuer à chasser jusqu’à la fin du monde, et ils passent même par ici n’importe quand…

  • Heren-sugea, zazpi buru egiten zaizkonean, airatzen da eta itsasoan sartzen, sua dariola…
  • Heren-sugea [un dragon], quand il obtient ses sept têtes, s’envole et plonge dans la mer, suivi par du feu…

  • Oilo batek kurukuku egiten badu, berehala hil behar da, eta zorigaitz etcheari…
  • Si une poule fait cocorico, il faut la tuer immédiatement, et malheur à la maison…

  • Joniza denean, bederazti zorri iretsi behar ditu sendatu nahi duenak…
  • En cas de jaunisse, celui qui veut guérir doit avaler neuf poux.

  • Muskerra auskian lotzen bada norbaiti, oren bat barne zazpi herritako ezkilak jo behar dire, edo heriotzea da…
  • Quand un lézard mord quelqu’un, les cloches de sept villages doivent sonner dans l’heure, sinon c’est la mort…

  • Denbora tzarrerat doalarik, ardiak jausten dire mendi gainetik eta bordarat hurbiltzen…
  • Quand le mauvais temps approche, les brebis descendent de la montagne et s’approchent de la borde…

  • Oiloa zorriketa ari bada, euria…
  • Si la poule s’épouille, la pluie…

  • Jondoni Joani bezperako suaren gainetik jauzi egitean, orok hitz hauk erraiten dituzte : “Onak barnerat, gaichtoak kamporat”…
  • En sautant par-dessus le feu la veille de la Saint Jean, chacun crie ces mots : « Les bons dedans, les mauvais dehors »…

  • Jondoni Joaniren suko ilhetiak alde guzietarat aurdikitzen dituzte, bazterrean benedikatzeko…
  • On jette les tisons du feu de la Saint Jean de tous côtés, pour bénir les alentours…

  • Piko ondo baten gainetik eroriz kolpatzen dena ez da sekulan sendatzen…
  • Celui qui se blesse en tombant d’un figuier ne guérit jamais…

  • Emazte bat esperantzetan delarik, zerbeiten jateko gutizia heldu bazaio eta gutizia hori ez bethetzen, sor-seinalea ethorriko zaio eskua lehenik pausatuko duen lekhuan…
  • Quand une femme est enceinte, qu’elle a envie de quelque chose et qu’elle ne satisfait pas son envie, le signe du déclenchement de l’accouchement lui viendra là où elle posera sa main en premier…

  • Lehen fruitua jaten delarik, zeinatu behar da…
  • Quand on mange le premier fruit, il faut se signer…

  • Asteazken eta ortziraletan ez da egiten aldairarik: ortziraletan ez da atheratzen apirik: ortziraletan ez da nihun sehi sartzen: larumbatetan egiten dituzte beren bilkurak sorginek…
  • On ne fait pas de déménagement le mercredi et le vendredi ; le vendredi, on ne sort pas de céleri ; le vendredi on ne commence nulle part comme domestique ; les sorcières font leurs réunions les samedis…

  • Bathaioan aitatchi-amatchiek ez badituzte Gure Aita eta Sinhesten dut ongi erraiten, haurra erho ethorriko da…
  • Si lors du baptême, les parrains et marraines ne disent pas correctement le Notre Père et le Credo, l’enfant deviendra fou…

  • Iphurdian hatz balinbada, gatza merkatuko delako seinalea…
  • Si les fesses grattent, il y aura du sel au marché…

  • Zotalegunak Azkainen urtheko lehen hamabi egunak dire. Biriatun aldiz, apirilaren lehen hiru egunak, omen…
  • Les zotalegunak sont, à Ascain, les douze premiers jours de l’année. À Biriatou, par contre, il paraît que ce sont les trois premiers jours d’avril…

  • Haur ttipieri etzaiote behatzik mozten, urthea egin ez duteno… haichturrekin bederen…
  • On ne coupe pas les ongles des petits enfants, tant qu’ils n’ont pas un an… du moins avec des ciseaux…

  • Ilhuntzean igel bat karrakaz hasten da: “Ikusi duk lepho luch?” eta bertze guziek orduan ihardesten dute luzez: “Nik ez, hik ez!”…
  • À la tombée de la nuit, une grenouille commence : « As-tu vu long cou ? » et tous les autres alors lui répondent longuement : « Moi non, toi non ! »…

  • Bi argi sukaldean phizten dituenari eia apheza esperantza duen galdetzen zaio…
  • À celui qui allume deux lumières dans la cuisine, on demande s’il attend le prêtre…

  • Doluak alhargunentzat bizi guzia irauten du; aitamentzat, bi urthe beltz eta urthe bat zuri-beltz; haurridentzat, urthe bat beltz; osaba izabentzat, sei ilhabete zuri-beltz; kusientzat, hirur ilhabete zuri-beltz…
  • Le deuil pour les veufs dure toute la vie, pour les parents, deux années noires et une année noire et blanche ; pour la fratrie, une année noire ; pour les oncles et tantes, six mois noirs et blancs ; pour les cousins, trois mois noirs et blancs…

  • Esposek euria balin badute, espos jeloskorrak izanen direlako seinalea…
  • Si les mariés ont de la pluie, c’est signe qu’ils seront des époux jaloux…

  • Jainkoaren chakurra lehertzen denean euria eginen du laster…
  • Écraser une chenille annonce l’arrivée de la pluie…

  • Otsaila gathuen ilhabetea da: Maiatza astoena…
  • Février est le mois des chats ; mai, celui des ânes…

  • Arropa bat kontraz emaiten duenak ustegabean, dohain zerbeit ukhanen du laster…
  • Celui qui met un vêtement à l’envers par inadvertance, recevra bientôt un cadeau…

  • Nausia hil delarik, nihori baino lasterrago berri hori erraiten zaiote erleeri…
  • Quand le maître de maison meurt, on annonce la nouvelle aux abeilles avant tout autre…

  • Beherapenean hiltzen da cherria, haragia hobeki gogor dadien…
  • On tue le cochon en lune descendante, pour que la viande durcisse mieux…

  • Khea ederrenari doala da errana…
  • Il est dit que la fumée se dirige vers le plus beau…

  • Onjoak beherapenean agertzen dire…
  • Les champignons apparaissent en lune descendante.

  • Zaharren demboran, jaun esposak ez kantatu behar mahainean…
  • Du temps des vieux, le jeune marié ne devait pas chanter à table…

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