<?xml version='1.0' encoding='utf-8'?><OAI-PMH xmlns="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/OAI-PMH.xsd"><responseDate>2026-05-17T17:37:05Z</responseDate><request verb="GetRecord" metadataPrefix="oai_dc" identifier="oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0051291">https://www.bilketa.eus/in/rest/oai</request><GetRecord><record><header><identifier>oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0051291</identifier><setSpec>ALL</setSpec><datestamp>2026-05-15T16:29:19Z</datestamp></header><metadata> <oai_dc:dc xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:oai_dc="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc.xsd"><dc:description>A la Fédération Basque ! J'ai vivement regretté qu'un voyage impossible à remettre m'eût privé de prendre part aux assises de la Fédération Basque qui se sont tenues le 11 de ce mois, à Fontarabie. D'abord parce que rien n'est plus doux et plus touchant, pour nous fils de la grande et vieille famille euskarienne, que de nous retrouver côte à côte avec nos frères d'Espagne et de fraterniser aux accents de Guernikako Arbola, dont le chant n'est pas assez répandu dans les provinces basques des pyrénées françaises.... Ensuite, parce que la Fédération Basque a réellement une besogne grande, belle et utile, entre toutes à remplir, si elle est composée, comme je le crois, de patriotes. Plus que jamais nos usages, nos mœurs et notre belle langue, vieille comme le monde, sont attaqués, traqués et poursuivis. On veut à tout prix nous enlever la personnalité, l'originalité de la race qui est la nôtre ; tout est mis en œuvre pour atteindre ce but. De ce pays libre jusqu'à la Révolution, on a essayé de faire une terre de serfs - citoyens administrativement domestiqués. Que ceux qui en doutent et ne veulent point s'en remettre à l'histoire, aillent eux-mêmes faire un tour dans la montagne et interrogent les vieux paysans. Ils entendront dire que nos grands pères exerçaient librement leurs droits de pêche et de chasse, que leurs troupeaux paissaient à la montagne sans qu'il y eût de taxes à acquitter, que la forêt fournissait le bois nécessaire à l'usage de leurs foyers, sans qu'intervient sous l'uniforme de garde la tyrannie de l'Etat. Tandis qu'aujourd'hui, à une époque dite de liberté.... nous ne pourrons plus sous peu parler la vieille langue de nos ancêtres ! Je ne fais pas allusion à l'école d'où le basque est banni, je ne veux même pas rappeler le serrement qui étreint le coeur de tout basque digne de ce nom, lorsque en réponse à une question posée dans la langue nationale à un enfant quelconque de nos villages, celui-ci répond en français. Non ! Je songe en écrivant ces lignes, à la nouvelle, à l'ignoble mesure prise en Bretagne et qui va l'être sous peu, affirme-t-on, chez nous, mesure par laquelle le gouvernement proscrira le catéchisme basque de nos églises. Cet acte de banditisme - c'en est un - y'a être commis par l'ancien tonsuré, le renégat honteux, le défroqué qui loge place Beauveau et qui essaie de porter sa main à la fois sacrilège et malfaisante sur tout ce qui reste de propre dans le pays de France. Le crapaud salit tout ce qu'il touche. De même Combes. En réalité, le président du Conseil ne sera pas seul responsable de cette mesure si on ose l'appliquer. Il y a assurément d'autres coupables, notamment quelques individus cafards et grotesques, ayant au cour la haine des populations au milieu desquelles ils opèrent, très mal d'ailleurs et moyennant finances, et qu'il ne nous convient pas de désigner plus clairement aujourd'hui. Ces sinistres mouchards se sont avisés d'aider l'Etat dans cette œuvre malfaisante, et l'un d'eux se serait vanté l'an dernier d'arriver à obtenir du ministre la suppression du catéchisme basque dans la région. Eh bien ! nous nous adressons à tous les basques en tant que frères d'une même race et nous les adjurons de ne pas se laisser faire! c'est une parcelle et une parcelle importante qui se détacherait du bloc déjà si effrité de notre vieille nationalité.... Par la suppression du basque à l'école, on a porté un coup terrible à notre langue, la suppression du basque à l'Eglise en sonnerait le glas! Nous supplions la Fédération basque de mettre la question à l'étude, de voir et de chercher quelles sont les mesures à prendre pour organiser la résistance ! R. d'E.</dc:description><dc:identifier>https://www.bilketa.eus/ark:/27020/art0051291</dc:identifier><dc:format>image/jpeg</dc:format><dc:creator>Elissagaray, Renaud d' (1871-1950)</dc:creator><dc:source>BLK, -</dc:source><dc:date>1902-09-26</dc:date><dc:relation>vignette : https://www.bilketa.eus/in/rest/Thumb/image?id=ark:/27020/art0051291&amp;mat=articleNum</dc:relation><dc:language>fre</dc:language><dc:relation>Eskualduna 1902-09-26</dc:relation><dc:rights xml:lang="fre">domaine public</dc:rights><dc:rights xml:lang="eng">public domain</dc:rights><dc:subject>Euskara (hizkuntzaren irakaskuntza)</dc:subject><dc:subject>Langue basque (enseignement de la langue)</dc:subject><dc:subject>Euskara (debekua)</dc:subject><dc:subject>Langue basque (interdiction)</dc:subject><dc:subject>Euskarazko katiximaren debekua</dc:subject><dc:subject>Interdiction du Catéchisme en basque</dc:subject><dc:title>26 septembre 1902 : A la fédération basque !</dc:title></oai_dc:dc></metadata></record></GetRecord></OAI-PMH>