<?xml version='1.0' encoding='utf-8'?><OAI-PMH xmlns="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/OAI-PMH.xsd"><responseDate>2026-05-17T17:36:58Z</responseDate><request verb="GetRecord" metadataPrefix="oai_dc" identifier="oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0051451">https://www.bilketa.eus/in/rest/oai</request><GetRecord><record><header><identifier>oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0051451</identifier><setSpec>ALL</setSpec><datestamp>2026-05-15T16:29:00Z</datestamp></header><metadata> <oai_dc:dc xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:oai_dc="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc.xsd"><dc:description>DE L'ORIGINE DES BASQUES par M. LEWY D'ABARTIAGUE (1) Au début de la curieuse brochuree qu'il a consacrée aux Basques, M. d'Abartiague constate que ce peuple est le seul en Europe, et peut-être au monde, dont l'origine soit encore absolument inconnue. Elisée Reclus, une gloire béarnaise, dit à son tour : « Les Basques sont la race mystérieuse par excellence. (( En effet, nulle question n'a été plus laborieusement étudiée et n'a donné lieu à des controverses plus vives. Tous les écrivains, tous les érudits, ont cherché à soulever un coin du voile sous lequel se dérobe à nos regards la belle et piquante Eskualduna. Tous les écrivains depuis Ptolémé, Solon, Polybe Dion Cassius jusqu'à Humbold, Schleicher, Van Eys, Wentworth Webster, le prince Lucien Bonaparte, Carl Vogt, Francisque Michel, Paul Broca, Bladé, Chaho, O'Shea,d'Abbadie, le comte de Charencey, d'Ahartiague, etc., ont dit leur mot sur la question basqué. Et bien, cette race si fière, cette nation indomptable, qui a étonné le monde par ses exploits et sa hardiesse, et le passionne encore par l'indéchiffrable problème de son origine, elle s'altère de jour en jour sous la poussée violente de la civilisation. Demain,elle ne sera plus, et l'orgueilleuse science humaine ne pourra inscrire sur son tombeau l'heure de sa naissance et son lieu d'origine. M. d'Abartiague indique fort bien l'une des premières difficultés de la solution : la profonde altération de la race, dont on ne saurait trouver les types pri. mitifs que « dans les coins perdus des montagnes », de la langue elle-même que des apports étrangers ont fort moui fier. Les Basques français occupent le territoire ( compris entre l'Océan Atlantique, les Pyrénées jusqu'au pic d'Anie, et une ligne partant du pic d'Anie et se dirigeant, à peu près parallèlement, au gave d'Oloron, laissant, dans le pays basque, Tardets, Mauléon et Saint-Palais, et dans le Béarn, Navarrenx, Oloron et Sauveterre. Ils occupent ainsi tout l'arrondissement de Mauléon, la plus grande partie de celui de Bayonne, et une commune seulement de celui d'Oloron, formant une population de 120,000 individus seulement ». Le pays basque espagnol comprend la presque totalité du Guipuzcoa et de la biscaye, et une faible partie des provinces d'Alava et de Navarre, soit 350,000 et pour l'ensemble de la nation, en laissant de côté les émigrés de l'Amérique du Sud st altérés, un demi-million environ. Le pays basquel Quels souvenirs, quels Juris coins de paysage ensoleillés et marqués de la grâce antique ne rappelle-t-il pas! Je ne puis résister à la tentation de cier, après M. d'Abartiague, une page elicieuse où ce délicat poète, M.O'Shea, a décrit sa patrie d'adoption : C'est une contrée d'un charme étrange, d'une face intime et tout humaine : ici jaillissent des ouquets de collines aux bois touffus qui en voi lent les sommets; là, les côteaux s'arrondissent mollement ou bien screusent, s'évident avec une grâce infinie, comme le bord d'une coupe, et déversent jusqu'au fond des vallées des torrents de verdure qu'empourpre la bruyère, que dorent des genêts. De jolies petites prairies sont encadrées de haies fleuries, à l'herbe épaisse et douce comme une fourrure du Nord. Les vallées sont des mers toutes vertes où émergent quelques ilots de culture; des champs de maïs aux quenouilles satinées gonflées de fils soyeux; des champs de froment, des linières dont l'air agite gracieusement des clochettes de gaze bleue. Au fond des gorges étroites, sur des lits de cailloux bleus et roses, courent preste. ment les petites rivières basques remplissant l'air de frais éclats de rire, emportant dans leur robe diaphane des truites fines et dorées, comme des couteaux catalans. Ici l'eau bleue s'étale immobile et tiède dans de jolies vasques de rochers moussus, plus loin, elle glisse, bondit, fuit entre les hautes parois de schistes, luisantes comme des miroirs bruns que peignent la bruyère rose, la bleue gentiane, le geranium sauvage, que plaquent çà et là des fougères fines et délicates comme du verre filé... Dans les cimetières basques, les fleurs foisonnent autour des tombes, les larges mauves roses, les glaïeuls rouges, les lis blancs et les l's jaunes, et le long des murs, les roses tremières qui lancent dans l'air leurs larges tiges enrubannées. On dirait que dans le parfum des fleurs, on veut respirer l'âme des êtres aimés. Tout est doux dans ce pays jusqu'aux choses tristes.... L'âme de la contrée est la lumière et c'est l'été qu'a lieu sa fête éblouissante... &gt;&gt; Les Basques, chacun le sait, descendent des Ibères, mais les Ibères euxmêmes d'où viennent-ils? M. d'Abartiague é:udie plusieurs hypothèses. Selon nous, c'est l'Afrique qui a été la plus importante des étapes des migrations basques. A la lumière de la science sociologique, M. Fernand Butel, dans un récent travail très remarquable sur la Vallée d'Ossau, a montré les analogies frappantes qui existent, au point de vue de l'ancien droit, entre les Berbères, Touaregs, etc. et les Cantabres. Alors que toutes les législations européennes tendaient à rabaisser la condition légale de la femme, le droit pyrénéen posait en principe qu'en ( matière successorale, l'aîné, fils ou fille, succédait à tous les biens, propres ou acquets de souche ou avitins »). Ces privilèges de la femme, on les retrouve, dit M. Butel, « dans le droit primitif des peuples berbères, ancêtres incontestables de nos montagnards. Les Basques, fils des Ibères africains, ont peuplé les hautes vallées pyrénéennes et résisté aux invasions des Romains (56 av. J.-C., 409 ap. J.-C.), - des Wisigoths (406 ap. J.-C.)- des Francs (507) - des Sarrasins (72,750) - des Normands (820). Selon M. d'Abartiague et beaucoup d'autres érudits, Humbold, Pruner bey, Carl Vogt, A. Maury,d'Abbadie, de Charencey, etc., les Basques auraient aussi vne parenté étroite avec les populations aborigènes du nouveau monde. C'est de l'Amérique que seraient venus les premiers Escualdunak, en suivant les solitudes de ce continent effondré sous les mers qu'on appelle l'Atlantide. Les preuves de cette analogie sont tirées, les unes de l'archéologie préhistorique et de la zoologie; les autres de la linguistique. Les langues américaines et basques sont pauvres en expressions abstraites, riches en mots concrets. Le vocabulaire consacré dans les deux langues à exprimer les degrés de la parenté est très riche, Comme dans les langues canadiennes, en basque (con distingue encore entre la soeur d'un homme et la scur d'une femme; un homme dit arreba et une femme ahizpa en parlant de sa soeur ). Notons encore ce curieux procédé d'agglutination en vertu duquel les substantifs se nuancent d'un très grand nombre de désinences: « Bayona », Bayonne; « Bayonaco », de Bayonne; « Bayonnacoa », celui de Bayonne. Un mot peut donc indéfiniment s'allonger. Exemple: Ardanzersaroyarenitarricoborua, mot qui signifie : sommet de la fontaine de la montagne de la vigne. C'est surtout avec le quichua, langue des aborigènes du Pérou, que sous ce rapport, le basque offre le plus d'analogie. Ces Incas (adorateurs du soleil) étaient blonds, comme les Basques primitifs, et ils venaient de l'Est, du rivage de l'Océan Atlantique, importante constatation pour la thèse de M. d'Abartiague. Je ne puis, dans cette courte analyse, suivre M. d'Abartiague dans ses remarques intéressantes qui établissent une curieuse analogie entre les Basques et les peuplades de l'Amérique; je ne cite que pour mémoire le système de numération vigésimale et, à l'origine, quinaire, (1) commune aux deux races; les observations de M. Bourguignat (dans sa Malacologie (2) de l'Algérie) sur les îles Madère et Canarie dont la faune, absolument distincte de celle de l'Afrique, permet de rattacher ces débris insulaires à l'Atlantide effondrée. Parlons maintenant de cette île merveilleuse, jetée, comme un pont, entre | l'ancien et le nouveau monde. L'Atlantide, d'après la tradition égyptienne, confiée à Solon par un prêtre de Sais, existait en face des colonnes d'Hercule, et était plus grande que l'Asie et que l'Afrique. 1. Les rois de cette île, nous dit Platon, régnaient sur toute l'Afrique jusqu'à l'Egypte, et sur l'Europe jusqu'à la mer Tyrhénienne. Ils voulurent pousser leurs conquêtes plus loin, mais les Athéniens résistèrent aux Atlantes et les repoussèrent. Peu à peu, un grand tremblement de terre engloutit tout à coup l'île atlantide; la mer qui porte son nom n'est plus navigable; elle est embarrassée par le limon des îles détruites. De nos jours, un éminent géologue, N. Starke Gardner « émettait l'avis que dans la période d'éocène, l'Angleterre s'étendait à une grande distance à l'ouest des Cornouailles qui, ainsi que les îles Scilly, et même l'Irlande et la Grande golfe cantabrique, qui a si longtemps vécu sous la protection de leurs « fueros) vraiment libéraux et républicains et où viennent encore mourir les échos de leurs hymnes guerriers ou de leurs douces chansons d'amour, La petite brochure de M. d'Abartiague d'une luuineuse clarté, est bien faite pour fixer l'attention des penseurs. L'hypothèse qu'elle défend est la plus vraisemblable qu'on ait encore présentée. S. TRÉBUCQ. Extrait de l'Avenir, journal républicain, de Bayonne</dc:description><dc:identifier>https://www.bilketa.eus/ark:/27020/art0051451</dc:identifier><dc:format>image/jpeg</dc:format><dc:source>BLK, -</dc:source><dc:date>1900-10-13</dc:date><dc:relation>vignette : https://www.bilketa.eus/in/rest/Thumb/image?id=ark:/27020/art0051451&amp;mat=articleNum</dc:relation><dc:language>fre</dc:language><dc:relation>Eskual-Herria : journal républicain hebdomadaire 1900-10-13</dc:relation><dc:rights xml:lang="fre">domaine public</dc:rights><dc:rights xml:lang="eng">public domain</dc:rights><dc:subject>Atlantida (fikziozko uhartea)</dc:subject><dc:subject>Atlantide (île légendaire)</dc:subject><dc:subject>Euskal Herriaren jatorria</dc:subject><dc:subject>Origine du peuple basque</dc:subject><dc:title>13 octobre 1900 : L'Atlantide et l'origine des Basques</dc:title></oai_dc:dc></metadata></record></GetRecord></OAI-PMH>