<?xml version='1.0' encoding='utf-8'?><OAI-PMH xmlns="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/OAI-PMH.xsd"><responseDate>2026-05-17T18:41:45Z</responseDate><request verb="GetRecord" metadataPrefix="oai_dc" identifier="oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0052398">https://www.bilketa.eus/in/rest/oai</request><GetRecord><record><header><identifier>oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/art0052398</identifier><setSpec>ALL</setSpec><datestamp>2026-05-16T20:52:11Z</datestamp></header><metadata> <oai_dc:dc xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:oai_dc="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc.xsd"><dc:description>BAYONNE. La République de Tarbes nous permettra de revenir sur la qualification de républicain rouge qu'elle donne à l'Ariel. Chacun a ses couleurs de prédilection; après le naraiana indoustanique, emblème des clartés intellectuelles, nous aimons par-dessus tout le pourpre consacré à la beauté des incarnations. Le drapeau des Vascons, nos ancêtres, était rouge, les Navarrais du moyen âge l'avaient conservé, et quand la Navarre Française fuit arrachée à la mère-patrie, elle adopta la couleur feuille morte, symbole de cette funeste séparation. Dans la seconde antiquité, la pourpre était le signe distinctif de la royauté, de l'empire, du pontificat suprême. Le pape porte la couleur blanche de l'Agneau, mais les cardinaux s'habillent de rouge, comme consuls de Rome catholique. Dans Rome payenne, les dictateurs et les consuls allaient vêtus de pourpre, et dans les camps la casaque rouge, arborée sur la tente du chef, était pour les cohortes républicaines le signal du combat et de la victoire. Tout le monde sait cela, excepté pourtant les ignorants, dont le nombre est plus grand qu'on ne pense. Mais le licteur aussi était vêtu de rouge, mais cette couleur est celle du bourreau! Qu'importe? Laissez le licteur près du grand chef; les faisceaux qu'il porte représentent la force du peuple et de la loi; sa hache est celle de la justice, instrument horrible et sacré, fait pour décapiter l'assassin et pour immoler les traîtres. Pourquoi ne voulez-vous pas que le premier magistrat d'une république, personnification de la royauté des masses, revête la couleur distinctive du commandement? Pourquoi les licteurs ne doiventils pas porter leurs faisceaux devant le peuple ou l'armée? Le droit d'homicide légal qu'ils exercent, est un droit nécessaire à la conservation de la République ; ils le tiennent de la souveraineté du peuple et de la sainteté de la loi. Etranges contradictions de l'homme! Puissance irrésistible de la prévention et de l'esprit de parti sur les imaginations faibles! Les Juifs lapidaient les grands criminels, on trouvait cela juste, Jéhovah l'avait ordonné. Les Romains avaient leur roche tarpéienne, leurs prêtres et leurs bourreaux, immolateurs de victimes humaines; ils crucifiaient leurs esclaves, et ne croyaient pas être trop cruels. On trouve une grandeur sauvage dans la vengeance orientale qui se fait apporter la tête d'un ennemi. Les Cantabres vainqueurs élevaient des palissades de cadavres, les Gaulois buvaient dans les crânes des vaincus, les Arabes-Maures entassaient les tètes coupées, en guise de trophées. Les Inquisiteurs brûlaient vifs les philosophes, au bruit d'une musique en faux bourdon. Nos catholicoquets trouvent cela fort édifiant. Mais si vous avez le malheur de ne pas adorer leurs fétiches et de ne vouloir pas manger de leurs pastilles; si vous voulez la liberté pour tous, l'égalité sociale entre tous les hommes, et la véritable fraternité démocratique, vous êtes sans faute, un ogre rouge, un buveur de sang. Recommandez une juste sévérité, ils vous traitent de Cannibale. Soyez généreux, ils vous taxeront de lâcheté. Il n'y a qu'à les laisser dire, Aussi bien aurait-on trop à faire s'il fallait prendre la peine de répondre à tous les Lajingeole dynastiques qui viennent présenter à la France républicaine leur prince mal léché.</dc:description><dc:identifier>https://www.bilketa.eus/ark:/27020/art0052398</dc:identifier><dc:format>image/jpeg</dc:format><dc:creator>Xaho, Agosti (1811-1858)</dc:creator><dc:source>BLK, -</dc:source><dc:date>1848-11-17</dc:date><dc:relation>vignette : https://www.bilketa.eus/in/rest/Thumb/image?id=ark:/27020/art0052398&amp;mat=articleNum</dc:relation><dc:language>fre</dc:language><dc:relation>Ariel - Le courrier de la Vasconie 1848-11-17</dc:relation><dc:rights xml:lang="fre">domaine public</dc:rights><dc:rights xml:lang="eng">public domain</dc:rights><dc:subject>Iritzi politikoak</dc:subject><dc:subject>Opinions politiques</dc:subject><dc:title>17 novembre 1848 : Républicain rouge</dc:title></oai_dc:dc></metadata></record></GetRecord></OAI-PMH>