<?xml version='1.0' encoding='utf-8'?><OAI-PMH xmlns="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/OAI-PMH.xsd"><responseDate>2026-05-18T01:22:45Z</responseDate><request verb="GetRecord" metadataPrefix="oai_dc" identifier="oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/go656939">https://www.bilketa.eus/in/rest/oai</request><GetRecord><record><header><identifier>oai:www.bilketa.eus:ark:/27020/go656939</identifier><setSpec>ALL</setSpec><datestamp>2025-07-30T14:24:35Z</datestamp></header><metadata> <oai_dc:dc xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:oai_dc="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/" xsi:schemaLocation="http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc/ http://www.openarchives.org/OAI/2.0/oai_dc.xsd"><dc:identifier>https://www.bilketa.eus/ark:/27020/go656939</dc:identifier><dc:contributor>Broucaret, Jean-Marie (Exécutant)</dc:contributor><dc:contributor>Larrondo, Jacques (1926-2011) ()</dc:contributor><dc:creator>Jammes, Francis (1868-1938)</dc:creator><dc:source>EKE, 2.1.2-1</dc:source><dc:description>Les danseurs souletins semblaient se déplacer sans toucher le sol. Il était impossible, sous leurs semelles de corde, d’apercevoir autre chose que le vide.                      Un personnage, coiffé d’une mitre monumentale, emplumée, fleurie et constellée d’éclats de miroirs, avait le corps passé jusqu’à la taille au travers d’un cheval de bois.                      Il animait d’un continuel et doux balancement cette monture fantastique à la croupe assez volumineuse, dont la tête réduite jusqu’à la monstruosité rappelait, au bout du col serpentin, une pièce du jeu d’échecs. Ce cavalier danseur était si sûr de lui qu’il n’avait nul besoin de jeter le moindre regard sur ses jambes chaussées de gros bas et bandées de velours à la cheville.                     Elles lui étaient d’ailleurs cachées par un ample volant de dentelles qui simulait la housse du destrier. Dès qu’il entrait en action, il faisait, d’un élan circulaire infiniment gracieux qu’il imprimait à ses hanches, se développer autour de lui cette jupe qui ondulait avant de retomber en neigeant.                     Sa face respirait l’orgueil mâle, la dureté, l’indifférence d’une sauvage beauté qui ne cède qu’au souffle invisible qui monte de la terre. Il était comme un astre qui soumet à sa gravitation de brillants satellites.                     Il hésitait à prendre l’essor, marquant le pas sur place. Puis, tel un paon blanc faisant la roue, huppé de toutes ses roses pourpres et violettes, il s’avançait. La trépidation s’accélérait. Il ne tenait plus au sol. Avec une magique vitesse, il croisait et décroisait ses pieds rebondissants qu’une vertu secrète décochait en l’air comme deux flèches multipliées dans le déploiement de sa nébuleuse.                     Autour de cet empereur, ou de cet évêque guerrier, divers baladins tournaient vêtus d’un rouge, d’un bleu, d’un jaune et d’un blanc si criards que l’on eût cru voir vivre d’anciennes images d’Epinal.                     Chacun des personnages avait un rôle nettement assigné, accomplissait des rites dont la tradition a conservé les gestes mais sans doute perdu le vrai sens.                     L’un deux, tenant un martinet en guise de sceptre, semblait, tant son vol était rapide, se laisser porter par un cyclone. Il souriait d’un air sensuel, montrant des dents de carnassier, les yeux perdus vers le zénith, entraînant dans son orbite l’un de ses compagnons dont la robe coquelicot laissait paraître d’étroits pantalons de femmes empesés.                     Tous semblaient soutenus par une puissance diabolique. Et il est vrai que cette danse bizarre s’appelle la danse des satans..." Document vidéo réalisé à partir d'une archive vidéo de Jacques Larrondo intitulée , agrémenté d'un texte tiré de  écrit par Francis Jammes, publié en  1923, lu par Jean-Marie Broucaret.   Original conservé à l'Institut Culturel Basque ---- Ce document fait partie de l'"Exposition Soka - Regards sur la danse basque - Euskal dantzaren urratsetan" développé par EKE - ICB.</dc:description><dc:description>Document en français</dc:description><dc:type xml:lang="eng">video</dc:type><dc:type xml:lang="fre">images animées</dc:type><dc:type xml:lang="eng">moving image</dc:type><dc:identifier>https://vimeo.com/301200428/59a2098c41</dc:identifier><dc:identifier>https://www.eke.eus/eu/soka</dc:identifier><dc:format>1 vidéo ; 2' 48''</dc:format><dc:relation>vignette : https://www.bilketa.eus/in/rest/Thumb/image?id=ark:/27020/go656939&amp;mat=movie</dc:relation><dc:language>fre</dc:language><dc:relation>L’apport de la danse académique : le cas souletin</dc:relation><dc:coverage>Francis JammesJean-Marie BroucaretJacques LarrondoSoule</dc:coverage><dc:coverage>Soule (Pyrénées-Atlantiques)</dc:coverage><dc:subject>Danse traditionnelle - Pays basque</dc:subject><dc:subject>Euskal dantza</dc:subject><dc:title>Les danseurs souletin vus par l’écrivain Francis Jammes (1923)</dc:title></oai_dc:dc></metadata></record></GetRecord></OAI-PMH>